Contenu

L'amère patrie: histoire des Antilles françaises au XXe siècle

Résumé
En 2009, les grandes grèves qui ont secoué la Guadeloupe et la Martinique ont surpris journalistes comme politiques en métropole, révélant ainsi la méconnaissance de ces îles. Tenues à l’écart de l’histoire coloniale, ces anciennes colonies sucrières ont pourtant eu un destin très singulier dans l’empire français. En 1848, avec l’abolition de l’esclavage, les Antillais sont déclarés citoyens français, mais l’acquisition de la liberté ne change en rien leur quotidien. À partir du retour de la République en 1870, c’est la revendication de l’égalité qui scande l’histoire des Antilles françaises. Elle est portée par une bourgeoisie de couleur qui souhaite se conformer au modèle de civilisation incarné par la mère patrie. Cette quête paraît aboutir en 1946, quand la Guadeloupe et la Martinique deviennent des départements français. Pourtant, la véritable égalité, notamment sociale et économique, est sans cesse différée. Les solutions proposées, souvent perçues comme discriminantes, renforcent le sentiment des Antillais d’être des laissés-pour-compte de la République. En se fondant sur un travail d’archives considérable et sur la connaissance intime qu’il a de ces îles, Jacques Dumont montre comment les revendications politiques se sont peu à peu déplacées sur le terrain de l’identité culturelle, creusant encore le malentendu entre les Antilles et la métropole. En retraçant la montée des désillusions, tout au long du XXe siècle, en Guadeloupe et en Martinique, il comble une lacune majeure de notre histoire.

Pas disponible en CD.

Genre littéraire: Histoire/géographie
Durée: 11h. 8min.
Édition: Paris, Fayard, 2010
Numéro du livre: 24443
ISBN: 9782213651569
CDU: 944

Documents similaires

Lu par : Etienne Maignen
Durée : 11h. 21min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23797
Résumé:La défaite de mai-juin 1940, reste, aujourd'hui encore, une plaie mal cicatrisée dans la conscience nationale : elle évoque la débâcle, l'exode, l'armistice. Au malheur se rajoute la honte, car une opinion très répandue veut que l'armée française ait subi cette déroute sans combattre. De fait, le sujet est tabou, comme s'il s'agissait d'un secret de famille honteux. Et pourtant ... Sait-on qu'en quarante-cinq jours de combats, les pertes quotidiennes allemandes furent supérieures à celles de la campagne de Russie du 22 juin au 10 décembre 1941 ? Que la première bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale, à Hannut, fut une victoire française ? Que le village de Stonne, surnommé par les Allemands le « Verdun de 1940 », changea de mains dix-sept fois en trois jours? Qu'à Landrecies, deux chars lourds français détruisirent une centaine de blindés allemands en quelques heures ? Que le général de Gaulle, commandant la 4e division cuirassée, enfonça à Abbeville les positions allemandes, mais ne put exploiter son succès faute de réserves suffisantes? Que l'opiniâtre résistance des troupes françaises à Lille et Dunkerque permit de sauver de la capture 340 000 soldats alliés, et donc de sanctuariser l'Angleterre ? Que sur la Loire, les cadets de Saumur bloquèrent 40 000 soldats ennemis ? Qu'au moment de l'armistice, 45 des 53 ouvrages de la ligne Maginot restaient invaincus ? Et surtout, que près de 100 000 soldats français moururent au champ d'honneur en quarante-cinq jours de combat ??
Durée : 11h. 21min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23738
Résumé:Jean-Luc Einaudi retrace dans cet ouvrage certains événements marquants qui ont ponctué la guerre française en Indochine, de 1945 à 1954. Dans les Forces françaises et des États associés, il y eut officiellement 106 658 morts et disparus. Côté vietnamien, le nombre dépasserait le million de victimes. Mais au-delà des chiffres, ce conflit marqua une génération et un pays, comme la guerre d'Algérie ensuite. On sait combien la classe politique française fut partagée à propos de cette guerre, qu'il faut bien appeler coloniale ; elle suscita scandales, affaires louches, et se termina pour la France par la défaite humiliante de Dien-Bien-Phu.Une enquête minutieuse, des témoignages étonnants de certains acteurs de cette guerre, le parcours de ce curieux personnage que fut Georges Boudarel (un Français qui, par conviction, se retrouva instructeur politique dans les camps où étaient détenus des soldats français) font de ce livre un document riche et passionnant sur cette période et cette guerre qui, dans l'inconscient collectif français, continue d'être perçue de façon trouble et ambiguë. Une guerre que certains auraient bien aimé jeter "à la poubelle de l'Histoire'.
Lu par : Daniel Schreiber
Durée : 16h. 25min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23044
Résumé:Le Brésil est en pleine mutation en ce début de XXIème siècle. Analyse économique et sociale du pays de Lula.
Lu par : Daniel Schreiber
Durée : 8h. 49min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24557
Résumé:Deux janvier 1959 : les colonnes du Che Guevara et de Camilo Cienfuegos entrent à La Havane ; Quelques jours plus tard, Fidel Castro fait, à son tour, une entrée théâtrale dans la capitale cubaine. La révolution castriste triomphe grâce à une poignée d'hommes descendus de la sierra Maestra. Des Robins des bois modernes que la communauté internationale regarde avec bienveillance. Les stars de la planète accourent pour humer de près cette révolution à part qui jure de rétablir la république et la démocratie dans une île considérée comme le bordel de l'Amérique. Une véritable épopée hollywoodienne à 140 kilomètres des côtes de Floride. Pendant des mois, Le Lider maximo avance masqué pour installer sous les hourras de la foule une dictature qui met en coupe réglée une nation entière. C'est cette histoire extraordinaire mais vraie que raconte, jour après jour, ce livre, grâce aux témoignages des rares acteurs témoins de cette époque. Une histoire qui se déroule comme un film d'aventures avec ses héros et ses traîtres, ses flamboyances et ses contradictions. Cinquante ans après, Fidel Castro est toujours là.
Lu par : Michelle Fournet
Durée : 13h. 37min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23135
Résumé:Ce n'est pas la plus grande ville du monde, mais c'est la plus fameuse. Et c'est aussi la ville de tous les dangers. La paix du monde, son équilibre se jouent en partie à Jérusalem. On l'aime, on la hait, on en rêve, on la convoite, on la veut pour soi tout seul, on est prêt à mourir pour elle. Pourtant son histoire est mal connue, on en retient seulement quelques bribes, liées à des personnages qui sont entrés dans le folklore de l'humanité : David, Salomon, les Maccabées, Hérode, Titus qui aima Bérénice, les rois croisés qui s'en emparèrent au nom du Christ, Saladin au nom de l'Islam, Ben Gourion qui en fit la capitale d'un pays créé à partir de la déclaration d'un lord anglais. On ignore souvent qu'elle exista deux mille ans avant d'être conquise par David. On ne sait pas qu'elle fut amorrite, hittite, avant de devenir une colonie militaire égyptienne d'Akhenaton, le pharaon qui, le premier, sur les bords du Nil, quand Moïse y vivait, rêva d'un Dieu unique. On lui doit une religion et une forme de régie, la théocratie, où le pouvoir est détenu par Yahvé, le Dieu unique qui se manifesta dans les sables du Sinaï. D'où naîtront le Christianisme et l'Islam, religions mais aussi civilisations qui découvrent aujourd'hui encore des raisons de s'affronter. Sur quelques kilomètres carrés se dressent leurs lieux saints : le Mur des Lamentations des Juifs, reste d'un temple construit par Hérode qui n'était pas juif, mais arabe, la mosquée d'Al Aqsa que l'on doit à un calife mécréant qu'inspirait Byzance, le Saint Sépulcre enfin, découvert au cours d'une vision par la mère de Constantin sous un temple dédié à Vénus. L'histoire que nous propose Jean Lartéguy évite de se perdre dans les subtilités des spécialistes, de verser dans les passions politiques, religieuses, idéologiques, car elles lui sont étrangères. Elle fait appel aux plus récentes découvertes des archéologues, qui rendent à la Ville Sainte, hors des nuées de légendes qui l'entourent, son vrai visage. Ne dit-on pas qu'à Jérusalem les sages deviennent fous et les fous plus fous encore ? L'auteur, qui vint souvent dans la Ville sainte et y séjourna en agnostique tolérant, s'est efforcé de ne pas tomber dans cet excès. Il tente de nous donner ici une histoire sereine d'une ville qui ne le fut jamais.
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 10h. 23min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 22421
Résumé:Le 1er novembre 1755, le tremblement de terre le plus violent jamais ressenti en Europe détruit l'opulente Lisbonne. Le séisme suivi d'un raz de marée et d'un incendie fait cinquante mille victimes. À l'occasion du 250e anniversaire du séisme, ce livre décrit ce qui s'est passé d'après les témoins oculaires, les gazettes, les dépêches des ambassadeurs et les mémoires des académies européennes, mais aussi du point de vue de la sismologie moderne. Jean-Paul Poirier restitue aussi l'impact considérable que ce désastre a eu dans le monde des idées, notamment à travers la célèbre querelle de l'optimisme entre Voltaire et Rousseau.
Durée : 20h. 13min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 25340
Résumé:Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition dans la " Petite collection Maspero ", reste un grand classique : son auteur fut acteur et témoin de la Commune de Paris. Il se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l'exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l'époque. Le résultat est cette " somme ", qui n'est pas seulement un récit historique événementiel, de l'insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, " mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant ", qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut " un trait d'union plutôt qu'une coupure dans l'histoire du mouvement ouvrier français ". " La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissaragay, est rue Ramponneau. Pendant un quart d'heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s'échapper. " La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l'historien va toujours de pair avec la ténacité et l'intransigeance du militant.
Durée : 13h. 15min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23480
Résumé:Récit du journaliste qui se vit confier la mission de suivre De Gaulle dès la fin de la guerre et jusqu'à sa mort.
Lu par : Danielle Netter
Durée : 11h. 51min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23098
Résumé:L'expédition française en Égypte a donné lieu depuis deux siècles à d'innombrables récits, études et commentaires. Depuis l'origine, en effet, elle enflamme littéralement l'imaginaire des Occidentaux. Dans l'esprit de Bonaparte, il s'agissait d'une triple conquête. Conquête militaire, d'abord, pour soustraire aux Anglais un pays riche et bien placé sur la route des Indes. Conquête politique, ensuite, pour rallier les Égyptiens et leur « apporter les Lumières ». Conquête scientifique, enfin, pour étudier un pays fascinant, grâce à quelque 160 savants et artistes accompagnant 50 000 soldats et marins. L'expédition a-t-elle permis, comme on l'a longtemps affirmé, de réveiller l'Égypte et de l'introduire dans la modernité ? Ou faut-il la considérer, avec des historiens arabes contemporains, comme la première agression occidentale contre l'Orient musulman ? Ce fut en tout cas un choc violent entre deux cultures, aux conséquences incalculables. L'ample et passionnant récit de Robert Solé restitue cette expédition dans toutes ses dimensions - politique, militaire, culturelle et scientifique - en s'appuyant sur de nombreux témoignages directs et sur les études les plus récentes. Les grandes batailles (Aboukir, Pyramides, Saint-Jean-d'Acre...) et les révoltes contre l'occupant y alternent avec des scènes de la vie quotidienne, les explorations scientifiques, la découverte de la civilisation pharaonique et les étonnantes proclamations promusulmanes de Bonaparte qui n'hésite pas à se présenter comme un envoyé de Dieu...
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 8h. 37min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21455
Résumé:Plus vieux monument de Paris - il date du treizième siècle avant Jésus-Christ -, l'obélisque de la Concorde a été offert à la France en 1830. Une somme incalculable d'énergie, d'ingéniosité et d'audace devait être nécessaire pour aller prendre à Louqsor ce monolithe de deux cent vingt tonnes, lui faire descendre le Nil, traverser deux mers, remonter la Seine, puis l'ériger sur la plus belle place de la capitale. Cette étonnante aventure, marquée par toutes sortes de péripéties et de débats, a duré près de six ans. Robert Solé, qui a déjà consacré plusieurs livres à son pays d'origine, la raconte ici en spécialiste de l'Égypte et en romancier.
Lu par : Raymond Arrivé
Durée : 7h. 28min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24053
Résumé:Ce livre répond de manière objective et argumentée aux questions que chacun se pose sur le Tibet : Quelle est l'origine du conflit entre la Chine et le Tibet ? Pourquoi les Tibétains se sont-ils soulevés en 1959, en 1989 et en mars 2008 ? Le Tibet fait-il historiquement partie de la Chine ? Qui est le Dalai Lama ? Qu'est ce que le bouddhisme tibétain ? Le Tibet traditionnel était-il une société féodale pratiquant le servage ? Quels enjeux stratégiques et économiques représente le Tibet pour les Chinois ? Quelle est la situation réelle des Droits de l'homme en Chine et au Tibet ? Autant de clés pour comprendre aussi pourquoi la question tibétaine concerne et passionne l'Occident.
Lu par : Renée Coquemont
Durée : 8h. 49min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 25131
Résumé:Étrange théâtre, ce 16 juin 1940, que la ville de Bordeaux devenue la capitale improvisée d'une France déjà largement envahie par les troupes hitlériennes : trois conseils de ministres en vingt-quatre heures, présidés par deux chefs de gouvernement successifs, Paul Reynaud et le maréchal Pétain, l'un à bout de résistance, l'autre usé par l'âge et décidé à arrêter les combats. Un monde s'écroule au milieu d'un immense exode et d'un chaos indescriptible. Une république se meurt dans une indifférence quasi générale. Ce moment dramatique, écrit Éric Roussel, marque la vraie rupture de 1940, non seulement parce que tout un pays bascule alors dans l'inconnu, mais surtout parce que cette journée révèle, en miroir, les causes immédiates et lointaines, politiques autant qu'intellectuelles, culturelles et morales, d'une défaite qui, au fond, n'est pas si étrange. Récit d'un naufrage prévisible, ce livre interroge également à frais nouveaux les failles méconnues et les faiblesses parfois insoupçonnées de cette IIIe République finissante qui va expirer à Bordeaux dans le tumulte, l'incertitude et, pour beaucoup, l'inconscience de la partie terrible qui se joue alors ; il retrouve les grands protagonistes de ce drame et d'autres visages moins connus ; il en restitue les opinions, les engagements, les passions, les arrière-pensées... Mais dans ce chapitre si sombre on entrevoit aussi, portés par une prescience et une détermination inespérées, les germes d'une régénération politique nationale et d'une configuration inédite des rapports entre les peuples européens : le 16 juin aura été l'école de deux hommes aussi exceptionnels que différents, Charles de Gaulle et Jean Monnet.